La dernière étude Altares doit nous faire prendre conscience du Crédit Risk
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Les entreprises
françaises championnes d'Europe des «petits» retards de paiement.
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En France, le retard de paiement moyen reste bloqué au-dessus du seuil des
12 jours. Seules 30,6 % des entreprises règlent leurs fournisseurs à la
date convenue, un taux inférieur de 10% à la moyenne européenne. Cet écart
de 10 % est reporté sur la tranche des retards de moins de 15 jours (37,4 %
en France contre 27,5 % en Europe).
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Les petites
structures toujours fragiles; les ETI et Grandes Entreprises mauvaises
élèves.
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39,2 % des
micro-entreprises et 35,5% des TPE règlent leurs factures sans retard. Ces
taux sont en baisse et témoignent de la fragilité de ces petites
structures. Les PME de 10 à 249 salariés ne sont pas épargnées par la
faiblesse conjoncturelle de cet été. 22,4 % payent leurs fournisseurs sans
retard, c'est 1,3 % de moins qu'au printemps. Environ 8 % seulement des ETI
(7,9 %) et des GE (8,6 %) acquittent leurs factures à la date convenue. Ce
ratio demeure particulièrement bas et se dégrade de 1,4 % pour les ETI.
La plupart des secteurs donnent des signes de tension mais c'est bien dans
les métiers à destination de la personne que les difficultés sont les plus
marquées.
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En Europe, les
retards de paiement se rapprochent des valeurs de crise de 2009.
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14,9 jours ! C'est
le niveau des retards de paiement atteint durant la crise 2008 - 2009. Nous
sommes désormais à 14,6 jours, soit tout proche de cette valeur.
Le retard de paiement moyen a augmenté d'une journée sur 12 mois.
Désormais, 41 % des entreprises européennes règlent leurs fournisseurs sans
retard, c'est 0,6 % de moins qu'il y a trois mois. Plus sensible encore,
les grands retards augmentent. En effet, 31,5 % (+ 0,5 %) des sociétés
présentent des retards de plus de 15 jours dont 9,8 % affichent même des
reports supérieurs à 30 jours pourcentage au plus haut depuis 2009 (9,9
%).Derrière ces moyennes européennes, le Portugal et l'Italie surfent sur
des niveaux de retard très élevés, l'Espagne poursuit son redressement
tandis qu'ailleurs les comportements de paiement se tendent légèrement.
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Notre analyse.
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Si l'entrepreneur
doit endosser le rôle de banquier pour son client, les affaires peuvent
vite devenir hors d'atteinte pour de nombreux acteurs. Les entreprises
européennes et françaises en particulier ne peuvent se contenter de
naviguer à vue et doivent se doter des outils adéquats qui les aideront à
connaître la situation financière de leurs partenaires commerciaux.
Moins d'une entreprise française sur trois règle ses fournisseurs sans
retard. Ces derniers, souvent français également, subissent dès lors des
décalages de trésorerie souvent insurmontables. En 2013, encore plus de 60
000 entreprises auront déposé le bilan en France ; c'est 10 000 de plus
qu'avant crise. Une forte proportion de ces défaillances pourrait être
évitée avec une attention sérieuse portée à la gestion des délais et
surtout retards de paiement de ses clients français et étrangers.
Lire l'analyse complète de ce
troisième trimestre
:
http://storage.dolist.net/1324/www/20131121-nda-10091-ALTARES/Retards-de-paiement-en-France-et-en-Europe_T3_2013.pdf
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